L’Institut de Cardiologie de Montréal recrute la première personne participante au monde pour une étude de Novartis en cardiologie

 

L’Institut de Cardiologie de Montréal (ICM) a recruté la toute première personne participante au monde pour l’étude de phase IIa CPKN605A12201 de Novartis sur la fibrillation auriculaire. Par l’entremise du Service d’évaluation ACCÉLÉRÉE, et sous la direction du Dr Laurent Macle et de son équipe, l’ICM a obtenu un temps d’autorisation de 10.8 semaines et un temps total d’activation de 12.4 semaines.

Le Service d’évaluation ACCÉLÉRÉE a également permis à quatre autres établissements de santé du Québec d’autoriser rapidement l’étude, avec un temps médian de 11.3 semaines : soit le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).

Cette performance collective confirme le leadership du Québec en matière de mise en œuvre rapide d’essais cliniques d’envergure internationale dans ses établissements de santé, au bénéfice des patients et patientes.

 

 

« Nous sommes fiers d’avoir activé cet essai clinique selon un échéancier accéléré et de voir un établissement québécois recruter le tout premier participant à l’échelle mondiale. Chez Novartis, nous cherchons constamment des moyens d’accélérer l’accès des innovations scientifiques aux patients, et cette étape clé illustre parfaitement cet engagement. » – Dimitri Gitas, président national, Novartis Canada

 

 

 

« Nous sommes fiers d’avoir recruté le premier patient dans cette étude sur le traitement de la fibrillation auriculaire. Le Service d’évaluation ACCÉLÉRÉE et le soutien de CATALIS, nous ont permis d’aller de l’avant rapidement dans cette étude importante. » – Laurent Macle MD, cardiologue-rythmologue et chercheur-clinicien à l’Institut de Cardiologie de Montréal, professeur titulaire de clinique au département de médecine de l’Université de Montréal.

 

 

« La recherche clinique joue un rôle essentiel dans l’avancement des soins de santé et l’amélioration de vie de nos patients. En travaillant ensemble avec nos chercheurs et nos partenaires cliniques et industriels, nous apportons des innovations de calibre mondial directement à nos patients. Cet effort collectif renforce notre système de santé et favorise une amélioration continue de la qualité des soins à l’ICM. » – Cinzia Raponi, directrice adjointe, Centre de recherche – Affaires administratives, Institut de Cardiologie de Montréal.

 

 

Le Québec, à la pointe de l’innovation sur la fibrillation auriculaire

Le Québec s’impose comme un pôle d’excellence en recherche clinique sur la fibrillation auriculaire, porté par des médecins-chercheurs de renommée mondiale.

À l’ICM, centre de référence pour les arythmies complexes, le Dr Laurent Macle, membre du service d’électrophysiologie, développe de nouvelles stratégies d’ablation par cathéter.

Au CHUS, le Dr Jean-François Roux et son équipe ont été les premiers au Québec à utiliser une nouvelle technologie d’électroporation.

Cette dynamique se poursuit au CHUM, où le Dr Benoît Coutu participe activement à des projets de recherche clinique d’envergure internationale, en s’appuyant sur les infrastructures et les plateaux techniques ultramodernes du centre cardiovasculaire.

À l’IUCPQ, le Dr Jean-François Sarrazin a réalisé une première canadienne en utilisant la technologie d’ablation par électroporation Farapulse, représentant une avancée majeure pour les patients et patientes du Québec.

Finalement, au CUSM, le Dr Atul Verma, directeur de la Division de cardiologie, dirige des études internationales qui redéfinissent les pratiques cliniques, comme ses recherches sur l’arrêt des anticoagulants après l’ablation.

 

Un traitement prometteur contre la fibrillation auriculaire

 

L’étude CPKN605A12201, menée par Novartis, vise à évaluer l’efficacité, la sécurité, la tolérance et la pharmacocinétique d’un nouveau traitement destiné à réduire la charge de fibrillation auriculaire chez les personnes atteintes de cette arythmie.

La fibrillation auriculaire est une arythmie fréquente qui touche environ 350 000 personnes au Canada, et dont l’incidence double à chaque décennie après 55 ans1. Elle se caractérise par une contraction chaotique des oreillettes, les cavités supérieures du cœur qui reçoivent le sang et déclenchent le battement cardiaque. Ces contractions irrégulières provoquent des palpitations, de la fatigue et de l’essoufflement, et augmentent le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC). Chaque année, plus de 62 000 personnes subissent un AVC au Canada, dont un sur quatre est lié à la fibrillation auriculaire, souvent parmi les cas les plus graves1.

Les traitements actuels visent à ralentir le rythme cardiaque ou à rétablir un rythme normal du cœur, notamment grâce aux antiarythmiques. Ces médicaments agissent comme des régulateurs du courant électrique, en freinant certains signaux cardiaques. Cependant, leur efficacité est variable, ils peuvent provoquer des effets secondaires parfois sévères, et les épisodes de fibrillation peuvent récidiver. De nouvelles approches thérapeutiques sont donc activement recherchées.

L’étude de Novartis teste un traitement innovant qui pourrait stabiliser le rythme cardiaque, réduire les épisodes de fibrillation et protéger les oreillettes sur le long terme. Il agit en bloquant un système de régulation à l’intérieur des cellules cardiaques, ce qui améliore leur structure et l’organisation de la transmission des signaux électriques. En allongeant le temps avant la prochaine contraction et en renforçant la stabilité des cellules, ce traitement agit en amont du dérèglement électrique, de façon réversible, contrairement aux antiarythmiques traditionnels. Cette approche pourrait offrir une efficacité plus durable et tout en réduisant les effets secondaires. L’étude de Novartis prévoit de recruter 165 patients et patientes à l’échelle mondiale, dont 5 dans chacun des 5 établissements de santé québécois participants.

Vous êtes intéressé à participer à cet essai clinique ou à d’autres études en cardiologie? Nous offrons un Service d’accompagnement personnalisé gratuit pour vous orienter dans votre recherche d’essais cliniques. Nous vous invitons également à consulter le carrefour d’information et de services Recherche clinique Québec. Sur ce site, vous trouverez du contenu éducatif vulgarisé, des infographies animées et des outils gratuits qui vous permettront de mieux comprendre la recherche clinique et le déroulement d’un essai clinique.  Les informations concernant l’étude CPKN605A12201 de Novartis sont disponibles dans le Registre public des essais cliniques du Québec, accessible via Recherche clinique Québec, ainsi que sur le site ClinicalTrials.gov.

 

Un accès plus rapide aux traitements novateurs grâce au Service d’évaluation ACCÉLÉRÉE

 

Grâce à l’engagement d’établissements de santé tels que l’ICM, le CHUS, le CHUM, l’IUCPQ, et le CUSM, et d’entreprises pharmaceutiques telles que Novartis, CATALIS et son Réseau de partenaires sont fiers de stimuler l’innovation en recherche clinique et de réduire de près de 75 % les temps d’autorisation des essais cliniques, dans le but d’accélérer le développement de traitements novateurs qui améliorent la vie des patients et patientes de la province.

CATALIS tient à remercier tous ses partenaires publics et privés pour leur confiance, leur participation à l’élaboration de méthodes d’approbation innovantes en recherche clinique et leur engagement à mettre en œuvre des essais cliniques accélérés dans leur établissement.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le Service d’évaluation ACCÉLÉRÉE, veuillez nous écrire à : info@catalisquebec.com.

1Canadian Cardiovascular Society. 2020 Atrial Fibrillation. Chapter 2 — Epidemiology. Disponible : https://ccs.ca/guideline/2020-atrial-fibrillation/chapter-2-epidemiology/

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