Étude de Roche sur le cancer du sein : 3 établissements du Québec dans le top 3 mondial

 

Grâce au soutien de tous les acteurs impliqués dans le Service d’évaluation ACCÉLÉRÉE, trois centres hospitaliers québécois se distinguent à l’échelle mondiale par la rapidité avec laquelle ils ont mis en œuvre l’étude de phase II neoTOV menée par Roche sur le cancer du sein.

L’Hôpital général juif (HGJ), avec la Dre Stephanie Wong, a été le premier site activé au monde.

Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM), avec le Dr Jamil Asselah, s’est classé comme le deuxième site activé au monde et a recruté la première personne participante à l’échelle mondiale.

Le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), avec le Dr Rami Younan, a pour sa part été le troisième site activé dans le monde.

Ces résultats illustrent la mobilisation remarquable des équipes québécoises, la force de collaboration du réseau hospitalier en recherche clinique et le leadership du Québec en matière d’innovation clinique.

« Nous sommes très fiers de voir l’excellence de la recherche clinique du Québec briller sur la scène mondiale grâce à l’étude neoTOV. Ce succès repose sur la synergie entre le Service d’évaluation ACCÉLÉRÉE et notre collaboration étroite avec CATALIS et le Groupe McPEAK-Sirois. En optimisant chaque étape de la recherche, nous plaçons les patients au cœur de nos priorités afin de leur offrir des innovations transformatrices le plus rapidement possible. Le parcours de CATALIS dans l’accélération du processus de démarrage des études constitue la référence actuelle au Canada. Voyons comment les autres provinces s’inspireront de cette réussite pour permettre au Canada de passer au niveau supérieur dans le domaine des essais cliniques, à une époque d’intensification de la concurrence internationale. » – Dan Edgcumbe, vice-président, Affaires médicales et réglementaires, Roche Canada

 

Trois spécialistes québécois à la pointe de la recherche et du traitement du cancer du sein

 

À travers leurs travaux cliniques et de recherche, la Dre Stephanie Wong, le Dr Jamil Asselah et le Dr Rami Younan se distinguent par leur expertise dans la lutte contre le cancer du sein, appuyée par les centres de recherche de pointe où ils exercent.

La Dre Stephanie Wong, chirurgienne oncologue à l’HGJ, accompagne les personnes atteintes du cancer du sein ainsi que celles présentant un haut risque de développer la maladie. Elle combine traitement chirurgical, suivi personnalisé et prévention adaptée, tout en dirigeant un programme de recherche sur l’optimisation des approches préventives.

Le Dr Jamil Asselah, oncologue médical et professeur agrégé au CUSM, s’illustre par son engagement de longue date dans la recherche clinique et la mise en place de guides de pratique pour uniformiser les traitements du cancer du sein au sein du réseau McGill.

Le Dr Rami Younan, chirurgien oncologue au CHUM, se distingue par son approche centrée sur l’innovation chirurgicale et la qualité de vie des patientes et patients et par son engagement à sensibiliser le public et la communauté médicale à la prévention de ce type de cancer.

« C’est grâce au leadership scientifique du groupe McPEAK-Sirois — qui nous permet de sélectionner les études les plus innovantes et les plus porteuses pour les patientes québécoises atteintes d’un cancer du sein — ainsi qu’à l’efficacité remarquable de CATALIS dans l’ouverture accélérée des essais, que le CUSM s’affirme une fois de plus comme un leader mondial dans la recherche clinique du cancer du sein : premier site actif au monde et plus important recruteur dans l’étude neoTOV. Une collaboration exemplaire, essentielle pour offrir à nos patientes un accès rapide aux innovations qui transforment leur trajectoire de soins. » – Dr Jamil Asselah, médecin oncologue au CUSM et président du comité scientifique du groupe McPEAK-Sirois

 

 

 

« Notre objectif est de permettre à nos patients atteints d’un cancer du sein opérable à un stade précoce aient accès à des thérapies novatrices dans le contexte néoadjuvant, et neoTOV en est un exemple pour les cas de cancer du sein avec mutation PIK3CA. Nous sommes fiers d’avoir accéléré l’ouverture de cet essai de phase II afin que nos patientes du Québec puissent profiter de cette occasion. » – Dre Stephanie Wong, chirurgienne oncologue à l’HGJ

 

 

 

Une nouvelle étude pour évaluer un traitement en première ligne du cancer du sein ER+ avec mutation PIK3CA

 

L’étude neoTOV, menée par Roche, vise à évaluer l’efficacité et la sécurité de nouvelles combinaisons thérapeutiques à base d’inavolisib, un traitement bloquant la prolifération de cellules cancéreuses, chez des personnes atteintes d’un cancer du sein de stade II ou III, positif aux récepteurs d’œstrogènes (ER+), négatif au récepteur HER2, et présentant une mutation du gène PIK3CA.

Environ trois personnes sur quatre atteintes d’un cancer du sein présentent une forme de type ER+¹, dans laquelle les cellules tumorales se développent sous l’influence des hormones féminines, notamment les œstrogènes. Les traitements dits endocriniens visent justement à bloquer cette action hormonale pour freiner la croissance des tumeurs. Cependant, près d’une personne sur trois développera une résistance à ces traitements, souvent en raison de mutations génétiques comme PIK3CA¹. Cette mutation suractive une voie biologique appelée PI3K, qui stimule la division et la survie des cellules. Lorsqu’elle est déréglée, les cellules cancéreuses peuvent continuer à croître malgré les thérapies hormonales.

L’inavolisib, un inactivateur sélectif de la voie PI3K, a démontré dans des études précédentes une meilleure tolérance et activité anticancéreuse par rapport aux traitements existants ciblant cette voie. L’étude neoTOV de Roche a pour objectif d’évaluer si ce médicament, en combinaison avec des traitements endocriniens standard, peut prévenir les rechutes et améliorer les taux de survie chez les personnes atteintes d’un cancer du sein à un stade précoce. Ce nouvel essai représente une étape prometteuse vers une utilisation plus précoce des thérapies ciblées dans le parcours de soins des patients et patientes présentant une mutation PIK3CA. Il illustre également la contribution du Québec à l’avancement des traitements novateurs contre le cancer du sein à l’échelle internationale. L’étude de Roche prévoit de recruter 60 personnes à l’échelle mondiale, dont 6 au Québec.

Pour en savoir plus sur McPEAK-Sirois, veuillez consulter leur site web.

Vous êtes intéressé à participer à cet essai clinique ou à d’autres études sur le cancer du sein? Nous offrons un Service d’accompagnement personnalisé gratuit pour vous orienter dans votre recherche d’essais cliniques. Nous vous invitons également à consulter le carrefour d’information et de services Recherche clinique Québec. Sur ce site, vous trouverez du contenu éducatif vulgarisé, des infographies animées et des outils gratuits qui vous permettront de mieux comprendre la recherche clinique et le déroulement d’un essai clinique.  Les informations concernant l’étude BO45853 de Roche sont disponibles dans le Registre public des essais cliniques du Québec, accessible via Recherche clinique Québec, ainsi que sur le site ClinicalTrials.gov.

 

Le Réseau CATALIS vise à réduire les temps d’autorisation des essais cliniques grâce à son Service d’évaluation ACCÉLÉRÉE

 

Grâce à l’engagement d’établissements de santé tels que l’HGJ, le CUSM, le CHUM et d’entreprises pharmaceutiques comme que Roche, CATALIS et son Réseau de partenaires sont ravis de stimuler l’innovation en recherche clinique et de réduire de près de 75 % les temps d’autorisation des essais cliniques, dans le but d’accélérer le développement de traitements novateurs qui améliorent la vie des patients et patientes de la province.

CATALIS tient à remercier tous ses partenaires publics et privés pour leur confiance, leur participation à l’élaboration de méthodes d’approbation innovantes en recherche clinique et leur engagement à mettre en œuvre des essais cliniques accélérés dans leur établissement.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le Service d’évaluation ACCÉLÉRÉE, veuillez nous écrire à : info@catalisquebec.com.

 

¹Schagerholm, C., Robertson, S., Toosi, H., Sifakis, E. G., Hartman, J. (2024). PIK3CA mutations in endocrine-resistant breast cancer. Scientific Reports, 14, Article 12542. https://doi.org/10.1038/s41598-024-62664-1

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